Les scientifiques qui travaillent sur la fusion nucléaire sont-ils de nouveaux bâtisseurs de cathédrales ? Une conversation avec Yannick Marandet

La fusion nucléaire fascine et divise. Au-delà de la grande collaboration internationale ITER, mise en place dans les années 1980 afin de fournir un prototype de centrale électrique réellement utilisable pour alimenter le réseau en électricité, les avancées récentes ont fait apparaître de nouveaux acteurs dans le domaine, notamment des start-ups.

Pour faire le point sur les défis scientifiques et technologiques de la fusion, pour mieux comprendre comment les chercheurs et chercheuses vivent le fait de s’impliquer dans des projets de si longue haleine, Elsa Couderc, cheffe de rubrique Sciences et Technologies à The Conversation France, a rencontré Yannick Marandet. Chercheur en physique des plasmas, il a longtemps été directeur de la Fédération française de recherche sur la fusion par confinement magnétique (FR-FCM) et co-dirige aujourd’hui un grand projet de recherche sur les supraconducteurs et la fusion, financé par France 2030.

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17ème International Workshop on Hydrogen Isotopes in Fusion Reactor Materials (HWS 2024)

HWS 2024

60 scientifiques de 13 pays différents se sont réunis au cœur des Alpes pour partager leurs derniers développements dans la compréhension de l’interaction entre les isotopes d’hydrogène et les matériaux, une nécessité dans le but d’utiliser la fusion nucléaire comme source d’énergie viable.

Quarante présentations orales et quinze présentations posters ont été données pendant le workshop, couvrant un large spectre allant du recyclage de l’hydrogène dans les matériaux, des techniques d’élimination du tritium, à l’influence des dommages causés par les neutrons sur la rétention de l’hydrogène dans les matériaux. Le laboratoire PIIM était très bien représenté, avec des présentations orales par Aleksandr Afonin, Yosvany Silva-Solís, Matthieu Latournerie et Federica Pappalardo, et deux présentations posters par José-David Cremé et Julien Denis.

Les équipes PATP, Plasma-Surface et administrative du laboratoire ont participé à l’organisation de l’événement. L’événement a été soutenu par le CNRS, Aix-Marseille Université, le CEA, la Société Française de Physique, la Fédération Fr FCM et l’institut ISFIN.