L’objectif, avec la fusion nucléaire, est de recréer les mêmes conditions qu’à l’intérieur du Soleil, qui s’alimente en énergie via cette réaction. “Quand on regarde les options qu’on a pour la production continue d’énergie, les possibilités sont limitées ; sur le nucléaire tel qu’on le fait maintenant, il n’y a pas tellement de réserves d’uranium si tout le monde s’y met”, explique Yannick Marandet. Or la fusion nucléaire a l’avantage d’utiliser très peu de ressources.
Les États-Unis ont récemment mis un coup d’accélérateur. Plusieurs start-up sont dans les starting-blocks : 53 aujourd’hui, contre 10 il y a quinze ans, selon les chiffres du dernier rapport de leur association de lobbying, la Fusion Industry Association (FIA).
Et maintenant, ce qui accélère encore plus les choses, c’est le boom de l’intelligence artificielle, notamment aux États-Unis. De la conception d’un modèle à son utilisation, l’IA générative s’avère extrêmement énergivore. Outre-Atlantique, la demande d’électricité devrait ainsi progresser de 25% d’ici à 2030, en raison de son utilisation croissante. “Les États-Unis se disent qu’ils ont besoin de la fusion pour être les maîtres de l’IA”, relève Yannick Marandet. D’où l’intérêt porté par la famille Trump à ce rêve d’une énergie illimitée. Les ambitions de TAE, la fameuse entreprise américaine qui fusionne avec le groupe Trump Media, semblent néanmoins très optimistes.
« Mais à ce stade, je dirais que ce n’est pas la voie qui emporte le plus d’adhésion ou d’espoir dans la communauté », indique le physicien. Quant à son ambition de construire une première centrale en 2026, cela relève selon lui tout bonnement de la science-fiction.
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