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De l’Astrochimie à l’Astrobiologie : vers une approche méthodologique ?

par Caroline CHAMPENOIS - publié le

séminaire général

vendredi 9 janvier 2015 à 10:30, service 322 du campus Saint-Jérôme

Louis Le Sergeant d’Hendecourt,
Institut d’Astrophysique Spatiale, CNRS, UPS, Orsay

Louis Le Sergeant d’Hendecourt a obtenu la médaille d’argent du CNRS pour ses travaux sur les grains interstellaires, qui sont les premiers matériaux de l’Univers. Il étudie l’influence du rayonnement UV circulairement polarisé sur l’origine de l’homochiralité des molécules du vivant, en réalisant des expériences sur le synchrotron Soleil.
Il sera au laboratoire PIIM du 6 au 9 janvier dans le cadre d’une collaboration étroite avec l’équipe SDM et présentera ses travaux et son projet de recherche, qui implique aussi fortement le groupe SDM. 

Résumé
L’astrochimie est une discipline largement reconnue de l’astrophysique moderne. L’observation de très nombreuses molécules (organiques) dans les environnements astrophysiques (nuages moléculaires, disques protoplanétaires, comètes mais aussi météorites retrouvées sur la Terre) permet de suggérer une connexion entre la chimie « extraterrestre » et la chimie prébiotique à l’origine de la vie sur notre planète. La présence de « glaces sales » en abondance dans les nuages moléculaires où se forment étoiles, systèmes planétaires et débris (comètes et astéroïdes) est un fait observationnel. L’évolution naturelle de ces glaces vers une chimie organique complexe peut être simulée en laboratoire par le biais d’expériences non-dirigées du même type que celle de Miller (1953) mais généralisables à l’échelle cosmique, expériences menées à l’IAS, aussi bien qu’au PIIM. Des résultats seront présentés. Mais la vraie question qui se pose, au-delà du scénario astrophysique globalement maîtrisé, est l’effet de cet apport exogène sur la possibilité du développement d’une chimie prébiotique dans des conditions (très mal connues) de la Terre primitive, en présence de très (trop ?) nombreuses contingences environnementales. Si l’historicité de ce processus reste très largement inconnu (mais dont l’issue peut résulter des avancées rapides de l’astrophysique), la question de l’a-historicité de la chimie prébiotique peut être pensée dans un cadre conceptuel et, au-delà, possiblement dans un cadre expérimental, un « projet » dont j’essaierai de présenter les grandes lignes. Je m’efforcerai en outre de dégager l’aspect fortement interdisciplinaire d’un tel projet.

Contact local : Thierry Chiavassa

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